Un aller MEKNES > FES dans un taco Merco blanc en mode malade, de nuit…
Ca commence sévère, on charge nos carcasses et nos bagages.
Et vlan la porte se ferme, notre chauffeur fait ronronner le moteur, c’est parti, en voiture Miloud.
On commence par arpenter les rues et boulevards de MEKNES, interminable…
Puis on finit par accéder à la ?nationale ?, là les choses sérieuses commencent.
Ca baroude en pagaille, vitesse limite 60 km/h mais le Merco atteint les 100.
Coup de klaxon et hop on double.
On croise piétons, mobs, biclounes, des trucs qui ressemblent à des ânes. Vroom vroom, pas l’temps de faire un diagnostic. Pendant ce temps bibi tousse et pète en loozdé, une barre au crâne, pas joli mais le trajet nécessite de rester un poil éveillé.
Au passage, notre joli (que dis-je, magnifique !) couple est assis en doublette devant, on sent le poids des décennies dans les creux du siège (ce qu’il en reste), j’en ai des crampes à la cuisse droite et à l’épaule gauche. Derrière les membres du bled profitent de la gentille balade nocturne.
Ca continue, route sans fin, on double, freine, accélère, le chauffeur, imperturbable, les yeux rivés sur la nuit, il fonce comme jamais. Devant c’est un peu lent, pas de clignotant, tut tut !! Hop il décroche à gauche.
Plein gaz, on avance, folklo, 7 dans la Benz Benz Benz à toute berzingue, mais qui a sa ceinture ? La blague…
Je pense me lancer dans un « chauffeur, khouya, t’as fait un contrôle technique ? », mais ça risque de le vénère… Je me tais.
Un Merco gris chargé comme une mule nous double, il paraît équipé d’une espèce de gros câble-antenne-TV ? sur l’arrière gauche, il enchaîne, il part à fond la caisse, imprenable.
On entre dans FES, ça ralentit un peu mais notre pilote est toujours pied au plancher.
Fin du voyage, dérapage...
Un vrai film... mais un bon!
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