Le nombre de bénévoles décroît annuellement.
Nos anciens, membres de clubs, associations et autres ont la fibre. Lorsqu'ils
partent, loin des terrains, les remplacants se font rare. Un hommage parfois.
Dans notre Congo turc, l'adjoint amère chargé des Sports a fait un
signalement: ça diminue.
L'AG de cette discipline noble et ancestrale voyait présents la vieille
garde, 2 jeunes membres passionnées et 2 jeunes parents. Pas de long terme,
juste l'actualité.
N'oublions pas les épuisés. Ces individus qui donnent sans compter: temps,
biens et argent. Ils se donnent corps et âmes, des sacrifices innombrables. En
conclusion, rien. L'alarme retentit, les oisifs bouchent leurs oreilles et
regardent ailleurs.
Il ou elle se retire, fatigué(e). La structure peut s'écrouler. Les imbéciles
hurlent au scandale.
Bénévolat et immigra-SION > Oui!
Les immigrés se donnent aussi, comme les Gaulois. Gratos, sans compter. Mais
nous les apercevons fréquemment dans le communautaire. Religieux, ethnique ou
ultralocal, l'engagement n'est pas universel et sans frontière.
Le Téléthon, le club de ping-pong ou la chorale du coin c'est pour tout
l'monde. En revanche, les cours d'arabe de la mosquée c'est ciblé. Le futsal
c'est pour "mes potes du quartier" (le tié-kar est devenu une communauté fermée). L'association des vietnamiens
c'est réservé aux vietnamiens...
Les bénévoles vieillissent et les citoyens (...beaufs) deviennent des
ultraconsommateurs.
Un vieux bénévole est un bénévole souvent fatigué et généralement soulagé quand
il passe la main aux plus jeunes.
La majorité des citoyens téléguidés consomme et ne voit aucune utilité à
l'engagement associatif, sportif ou culturel. "Le coup d'main, connais pas" ou encore "j'ai autre chose à
faire".
D'ici une décennie nous verrons la décadence du socle associatif français.
Il n'y aura pas de relève. Les quelques engagés verront la force et l'abnégation
colossales qu'il leur faudra pour relever le niveau.
Je remonte à 20 voir 30 ans en arrière (photos à l'appui), il s'est passé
des choses incroyables. Aujourd'hui c'est irréalisable,
impossible.
Le chaos de notre France s'articule aussi avec ce constat.
On paiera plus cher nos activités avec une qualité inférieure.
Enfin, certaines disciplines disparaîtront...